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Diagnostic Plomb

 

 

Le plomb contenu des certaines peintures anciennes et rendu accessible du fait de leur dégradation peut provoquer une intoxication dont les séquelles sont parfois irrévocables.

Pour lutter contre cette maladie, le législateur a mis en place entre autres mesures un diagnostic, qui permet de constater les risques et d'imposer aux propriétaires la réalisation de travaux. Il s'agit du CREP.

Ce diagnostic ne concerne que les immeubles à usage d'habitation construits avant le 1er janvier 1949.

Nous réalisons plusieurs missions :

  • Diagnostic réalisé dans le cadre d'un signalement de saturnisme.
  • Diagnostic réalisé dans le cadre d'une vente, d'une location.
  • Diagnostic relatif aux travaux en parties communes nécessitant un CREP
  • Diagnostic relatif au contrôle des travaux.

Autre mission :

  • Contrôle de la teneur de plomb dans l'eau.

Le diagnostic est réalisé avec un appareil à fluorescence "X", l'opérateur peut choisir les points de mesures sans occasionner de dégradation ou altération du support.

Les résultats sont immédiats et n'engendrent que très rarement une analyse complémentaire en laboratoire.

La recherche de plomb dans les peintures

Elle concerne tous les biens à usage d'habitation construits avant le 1er janvier 1949.
Les
maisons, les appartements et la partie habitation des locaux mixtes (exemple : le logement affecté à une boutique) sont donc visés par cette mesure.

En copropriété, lorsque vous vendez un appartement, la recherche de plomb s'effectue uniquement sur le bien vendu, et non pas sur les parties communes de l'immeuble.

Autrefois, le plomb était très utilisé dans les peintures de bonne qualité.

Lors de la dégradation de ces peintures (fissures, dégâts des eaux...) des écailles et des poussières tombent au sol. Or elles ont un goût sucré, particulièrement apprécié des enfants. En cas d'ingestion, elles sont toxiques. C'est pourquoi il faut surveiller ces anciennes peintures.

Le constat des risques d'exposition au plomb s'effectue à l'aide d'un appareil à fluorescence X, dont l'utilisation est soumise à un agrément ministériel.

Les conclusions de ce diagnostic plomb sont très souvent positives, même lorsque vos peintures ont été récemment réalisées et sont en parfait état. En effet l'appareil à fluorescence X est capable de détecter les anciennes peintures au plomb sous des revêtements récents.

Les nouveautés du diagnostic plomb

Jusqu'à depuis peu, seuls les vendeurs de logements anciens devaient fournir un diagnostic relatif à la présence ou à l'absence de plomb (constat des risques d'exposition au plomb ou CREP).

Depuis le 12 août 2008, ce diagnostic est annexé aux nouveaux baux d'habitation, y compris les locations saisonnières, lorsque le logement a été construit avant le 1er janvier 1949.

Depuis cette même date, le CREP est impérativement établi pour les parties communes de tous les immeubles d'habitation construits avant le 1er janvier 1949. Les copropriétés qui n'ont pas encore fait expertiser leurs parties communes doivent agir car l'absence de CREP constitue un manquement aux obligations particulières de sécurité et de prudence. Ce qui est susceptible d'engager la responsabilité pénale du syndicat des copropriétaires.

En tant que locataire vous êtes en droit d'exiger que vous soit communiqués les résultats de ce diagnostic. Pensez à vos enfants qui vont aller jouer dans des locaux avec des peintures dégradées ou utiliser des aménagements extérieurs recouvert de peintures plombées.

 

Les peintures au plomb

 

Les peintures au plomb ont été très utilisées jusqu'en 1948, date de leur interdiction. Elles sont encore répandues dans tout l'habitat ancien.


Elles sont surtout présentes sur les éléments de menuiseries et boiseries anciennes (portes, fenêtres, volets, éléments de construction ou de décoration intérieure en bois), mais peuvent aussi être présentes sur les murs.


Avant la vente d'un immeuble construit avant 1948, un état des risques d'accessibilité au plomb doit obligatoirement être réalisé à la charge du vendeur et transmis à l'acheteur, par un contrôleur certifié. Il identifie toutes les surfaces comportant un revêtement avec présence de plomb et précise la concentration de plomb et l'état de conservation de chaque surface. Il contient une note d'information qui renseigne sur les risques liés au plomb et indique les précautions à prendre.


Ce document est à lire attentivement et à conserver : l'acheteur est ainsi informé des risques possibles liés au plomb.


La
réglementation n'impose pas une obligation de travaux avant la vente, mais lorsque l'état des risques révèle une accessibilité du plomb (c'est-à-dire un risque immédiat d'intoxication), le vendeur ou son notaire doit le transmettre au préfet, aussitôt après la vente, afin que des mesures appropriées de précaution soient définies et réalisées.


En dehors d'un contexte de vente, il est également possible de faire réaliser un état des risques d'accessibilité au plomb pour savoir si des peintures au plomb sont présentes dans un logement.



Les risques pour la santé



Lorsque les peintures au plomb se dégradent, elles produisent des écailles et des poussières de plomb qui peuvent être portées à la bouche et avalées par les jeunes enfants.


Chez les
enfants, surtout jusqu'à 6 ans, l'intoxication se produit principalement par ingestion d'écailles ou de poussières contenant du plomb. Le saturnisme infantile est une maladie difficile à détecter, qui provoque des troubles psychomoteurs et peut compromettre l'avenir intellectuel de l'enfant.


Chez l'
adulte, l'intoxication se produit principalement par ingestion et inhalation de poussières contenant du plomb, notamment en cas de ponçage ou de grattage des peintures au moment de travaux.


Chez les
femmes enceintes, le plomb dans le sang de la mère peut intoxiquer le fœtus.


En cas de doute, parlez-en à votre médecin. La recherche du plomb dans le sang (plombémie) est la seule méthode pour connaître le niveau d'intoxication.

Le propriétaire des locaux doit communiquer l'état des risques d'accessibilité au plomb (incluant la note d'information) :

 

  • aux occupants de l'immeuble
  • à toute personne physique ou morale appelée à effectuer des travaux dans cet immeuble ou partie d'immeuble (entreprises et ouvriers)


En attentant d'effectuer des travaux, quelques impératifs :

 

  • Entretenir efficacement les revêtements afin d'éviter ou de limiter leur dégradation. L'humidité des parois (en cas de ventilation déficiente ou d'infiltrations) devra être surveillée afin d'éviter un écaillage des peintures
  • Nettoyer régulièrement les zones dégradées avec un chiffon humide pour éviter la dissémination des poussières dans les locaux
  • Ne jamais gratter ni poncer les peintures au plomb sans précautions
  • Surveiller et empêcher les enfants de gratter les peintures et d'avaler les écailles
  • Nettoyer fréquemment les jouets des jeunes enfants, notamment les peluches

 

La prévention des risques

Si des revêtements contenant du plomb sont dégradés et que l'immeuble est occupé, en particulier par des enfants, des mesures doivent nécessairement être prises pour supprimer le
risque d'intoxication.

Les travaux palliatifs consistent à masquer les peintures par une intervention localisée aux zones dégradées et ne procurent qu'une protection temporaire. Ils visent en général à recouvrir les surfaces dégradées (par des peintures, de la toile de verre, du papier peint.) ou à les doubler (panneaux en bois ou en plâtre, encapsulage.)

Les travaux définitifs consistent à supprimer le risque, notamment par l'enlèvement des peintures au plomb. Ces travaux nécessitent des précautions importantes. Il est recommandé de faire intervenir des entreprises qualifiées.

En l'absence de mesures visant à supprimer ce risque, le propriétaire est susceptible d'engager sa responsabilité en exposant la santé d'autrui à un risque immédiat.

Il existe des aides financières pour les travaux d'amélioration de l'habitat. Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès des directions départementales de l'équipement.



Les précautions lors des travaux



Lors de travaux, réalisés par les occupants (activité de bricolage) ou par des ouvriers du bâtiment, des précautions devront être prises pour empêcher toute intoxication et pour éviter la dissémination de poussières ou écailles :

  • Informer les personnes qui interviennent.
  • Isoler les locaux en travaux, calfeutrer les dessous de portes, ou travailler en extérieur (pour les éléments démontables).
  • Eloigner impérativement les enfants.
  • Porter une tenue qui sera enlevée à chaque sortie du local en travaux et nettoyée en fin de travaux.
  • Utiliser des techniques d'enlèvement qui évitent de produire des poussières : démontage, décapage humide ou chimique.
  • Aérer les locaux.
  • Se laver soigneusement les mains et les ongles après travaux.
  • Ne pas fumer, boire ni manger pendant les travaux.
  • Porter un masque de protection jetable de type P3.
  • Après les travaux, nettoyer les surfaces avec un linge humide. En cas d'utilisation d'un aspirateur, utiliser un appareil à haute rétention de poussières fines.
  • Il est indispensable que pendant ces travaux les enfants ne soient en aucun cas en contact ni ne puissent respirer des poussières susceptibles de contenir du plomb.

Réduire le risque d'accessibilité au plomb....

Les techniques de réduction du risque

Extrait des Cahiers du CSTB - Centre Scientifique et Technique du Bâtiment - 4, avenue du Recteur Poincaré - 75782 PARIS cedex 16

Les techniques de réduction des risques d'intoxication aux peintures au plomb différent de celles employées traditionnellement, en particulier au niveau des points suivants :

  • elles nécessitent des mesures strictes pour la protection des travailleurs.
  • elles impliquent un nettoyage important avant la réception des travaux, cette dernière doit en particulier être effectuée au vu des résultats des essais de teneur en plomb dans les poussières.
  • la gestion des déchets toxiques engendrés par les travaux pose des problèmes très délicats accentués par les réglementations devenant de plus en plus strictes. Ces déchets concernent non seulement les débris de matériaux de construction mais également tous les objets non réutilisables pollués lors des travaux (gants, éponges...).

Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques principales de 8 techniques de réduction des risques d'intoxication aux peintures au plomb

  • la peinture,
  • le revêtement (encapsulation),
  • le doublage (enclosure),
  • le remplacement (replacement),
  • le décapage hors site,
  • le décapage thermique (hand-scraping with a heat gun),
  • le décapage chimique (chemical removal),
  • le décapage par grenaillage-aspiration (abrasive HEPA vacuum blasting).

Chacune de ces techniques présente des avantages et des inconvénients. Leur choix dépend le plus souvent du type de surface à traiter (grandes surfaces planes, petites surfaces ouvragées...). Mais d'autres critères sont également à prendre en compte (coût, sécurité des travailleurs, production de déchets, présence d'humidité...).

Les techniques numérotées de 2 à 7 ont fait l'objet d'une étude détaillée aux États-Unis [...]. La technique numéro 8, encore mal adaptée aux travaux à l'intérieur des logements, offre cependant des perspectives intéressantes.
Bâtiment et Santé sur le site du Ministère de l'Equipement, des Transports et du Logement

Caractéristiques principales de 8 techniques de réduction des risques d'intoxication aux peintures au plomb 

 Principes

 Observations

 Principales caractéristiques

 Peintures

 Les peintures ont pour but de contenir les particules de peintures au plomb afin que celles-ci ne se propagent pas dans la zone habitée.

 1. Les travaux doivent être exécutés en conformité aux DTU 59.1 et 59.2.
2. Cette technique ne supprime pas le risque définitivement.
3. Elle améliore généralement l'aspect esthétique du bâtiment.

 Applications :
grandes surfaces saines murs intérieurs, plafonds...
Efficacité :
satisfaisante à court terme, le recul n'est pas suffisant pour l'évaluer à long terme.
Risques d'émissions de poussières :
faibles, sauf lors de la préparation du support.
Production de déchets:
faible.
Coût:
généralement faible.

 Revêtement

 Le revêtement consiste au recouvrement des surfaces à traiter à l'aide de produits adhérents:
1.liquide sans renforcement (peintures, vernis, résine,...);
2.liquide avec renforcement (tissu, mat de verre, fibres,...);
3.matériaux collés avec adhésif (toile de verre, carreaux en céramique,...).
Ces produits ont pour but de contenir les particules de peintures au plomb afin que celles-ci ne se propagent pas dans la zone habitée

1. Cette technique proche de la précédente peut être appliquée sur des surfaces plus dégradées, elle offre une meilleure protection et une durabilité accrue. Elle ne supprime cependant pas le risque définitivement.
2. Elle améliore généralement l'aspect esthétique du bâtiment.
3. La décision de mettre en œuvre un revêtement dépend des résultats des essais d'adhérence à réaliser sur site. Ceux-ci permettent de déterminer le degré de détérioration, l'état de surface et l'intégrité des couches sous-jacentes. Ces précautions doivent impérativement être prises car le revêtement n'est pas lié mécaniquement au support. Ces essais peuvent être à la charge du diagnostiqueur. 

Applications :
grandes surfaces (murs intérieurs, plafonds,...).
Efficacité :
satisfaisante à court terme, le recul n'est pas suffisant pour évaluer à long terme.
Risques d'émissions de poussières :
faibles, sauf lors de la préparation du support.
Production de déchets:
faible.
Coût:
généralement faible. 

 Doublage

 Le doublage consiste au recouvrement étanche des surfaces à traiter à l'aide de produits rigides et durables (par exemple plaques de plâtre) fixés mécaniquement. Ces produits ont pour but d'interdire l'accès à ces surfaces et de contenir les écailles et les particules de peintures au plomb afin que celles-ci ne se propagent pas dans la zone habitée.

1. Cette technique possède de nombreuses qualités. Elle a cependant le défaut de ne pas supprimer le risque définitivement.
2. Elle améliore généralement l'aspect esthétique du bâtiment.
3. Une attention particulière doit être portée à l'étanchéité du système (points singuliers, joints, prises électriques...). Dans le cas des doublages à base de plaques de parement en plâtre le DTU 25.42 précise ces aspects.
4. L'épaisseur des panneaux peut entraîner des modifications du système électrique ou de la plomberie.
5. Les surfaces à recouvrir doivent être marquées horizontalement et verticalement tous les 50 cm environ par le message " Danger, peintures au plomb ".
6. Une inspection visuelle du propriétaire ou son représentant devrait être réalisée annuellement. L'intégrité des doublages devrait être évaluée par un inspecteur certifié tous les 10 ans.
7. La solution d'un doublage isolant séparé du mur par une lame d'air ventilée sur l'extérieur et l'utilisation de pare-vapeur sont conseillées lorsque les surfaces à recouvrir sont humides.
 

Applications :
grandes surfaces planes (plafonds, murs intérieurs et extérieurs...).
Efficacité :
satisfaisante à court terme, le recul n'est pas suffisant pour l'évaluer à long terme. La durabilité est peu ou moyennement dépendante de la qualité des surfaces à recouvrir.
Risques d'émissions de poussières :
faibles, sauf lors de la préparation des surfaces.
Production de déchets :
faible.
Coût :
généralement moyen. 

 Remplacement

 Cette méthode consiste à enlever les produits toxiques démontables tels que les fenêtres et les portes et installer des produits neufs.

1. Cette technique fait partie des méthodes d'enlèvement définitives.
2. Le remplacement des fenêtres permet généralement d'améliorer l'isolation thermique des bâtiments.
3. Elle ne permet pas de conserver les objets de valeur. 

 Applications :
produits facilement démontables (fenêtres, portes, ...).
Efficacité :
méthode d'enlèvement définitive.
Risques d'émission de poussières:
faibles.
Production de déchets :
importante, les produits remplacés toxiques nécessitent un décapage avant mise en décharge.
Coût :
très variable en fonction du support

 Décapage hors site

 Cette méthode consiste à enlever tes produits toxiques démontables tels que tes fenêtres et les portes, les décaper hors site et les réinstaller.

 1. Cette technique fait partie des méthodes d'enlèvement définitives.
2. Contrairement à la méthode du remplacement, elle permet de conserver les objets de valeur.

 Applications :
produits facilement démontables (fenêtres, portes...).
Efficacité :
méthode d'enlèvement définitive.
Risques d'émission de poussières :
faibles :
Production de déchets:
importante.
Coût :
généralement moyen à élevé

 Décapage thermique au pistolet à air chaud

 Les peintures chauffées à haute température se ramollissent et peuvent donc être plus facilement enlevées. La technique consiste à souffler de l'air chauffé par une résistance électrique (système type sèche-cheveux) sur la surface qui est alors décapée à l'aide de grattoirs ou de couteaux de peintre. Elle est la seule méthode de décapage à chaud admise, le brûleur à flamme étant fortement déconseillé

 1. Afin de ne pas provoquer de dégazage de plomb, la température de l'air ne doit pas excéder 450°C. Certains manipulateurs ont tendance à rapprocher la tête du pistolet à air chaud trop près de la surface à traiter. Un petit dispositif peut être adapté afin qu'une distance minimale soit respectée. La distance optimale pour la plupart des pistolets à air chaud, est comprise entre 7 et 15 cm.
2.Il est nécessaire de faire attention à ne pas faire fondre les gaines des câbles électriques ou briser les vitres du fait de chocs thermiques lorsque la température extérieure est basse.
3. Il est nécessaire de réaliser tes travaux dans des ambiances très ventilées. Les ouvriers doivent être protégés par des filtres à poussières à très haut rendement associés à des filtres pour composés organiques.
4. L'enlèvement de toute la peinture en particulier celle contenue dans les fissures, nécessite une grande attention.

Applications :
petites surfaces, cette technique est plus efficace lorsque les supports sont en bois tels que les encadrements des portes ou des fenêtres.
Efficacité :
méthode d'enlèvement définitive. Son efficacité dépend du soin apporté aux travaux par les ouvriers et du matériau support à traiter.
Risques d'émissions de poussières :
moyens.
Autres risques :
aux températures inférieures à 450°C les risques d'émissions de vapeurs de plomb sont faibles. Cependant d'autres composés toxiques tels que des composés organiques peuvent être émis.
Production des déchets :
moyenne.
Coût :
généralement moyen à élevé 

 

 Décapage chimique

 

 Cette technique consiste à ramollir les peintures grâce à des décapants chimiques. Les peintures sont ensuite enlevées au grattoir ou au couteau.
1. Les décapants sont de deux types : caustiques fortement toxiques (type " Peel Away ") ou non caustiques.
2. Parmi les produits non caustiques, les décapants contenant du chlorure de méthylène sont à proscrire même lorsqu'ils contiennent des composés qui retardent l'évaporation tels que de la cire. En effet ce composé est très toxique, il peut entraîner des lésions au foie et aux reins et est suspecté d'être cancérigène. De plus il est incolore et inodore. Les filtres respiratoires équipés de cartouches pour composés organiques ne permettent pas une protection satisfaisante.

1. Afin que les décapants ne se dessèchent pas avant de les avoir retirés certains fabricants fournissent des films en polyéthylène ou en papier qui sont appliqués sur les surfaces traitées. Pour d'autres décapants une couche protectrice se forme à la surface. Le nettoyage doit être effectué de façon minutieuse afin de supprimer le plus complètement possible le plomb et le décapant.
2. Dans le cas de l'utilisation de décapants caustiques les surfaces doivent être neutralisées à l'aide d'une solution d'acide acétique à 50%.
3. Des vêtements et des gants résistants aux attaques chimiques (en PVC, néoprène, ...) et un masque sont nécessaires. En cas de contact de produits sur la peau les protections doivent immédiatement être enlevées et une douche complète est fortement conseillée. Les travaux doivent être réalisés dans des ambiances très ventilées.
4. Cette technique implique un travail laborieux. L'expérience des travailleurs est un facteur prépondérant de réussite
 

 Applications :
surfaces plates et éléments de décors en matériaux peu ou non poreux (métal, bois dur, ...). Cette technique est généralement utilisée dans le cas de restauration ou lorsque les autres techniques ne peuvent pas être utilisées.
Efficacité:
méthode d'enlèvement définitive. Son efficacité dépend du soin apporté aux travaux par les ouvriers et du matériau support à traiter.
Risques d'émission de poussières :
moyens.
Autres risques :
les décapants à base de solvants tels que le trichloréthylène sont répertoriés comme nocifs en cas d'inhalation et ingestion. Les décapants (en particulier les décapants caustiques) et les produits de neutralisation peuvent provoquer des brûlures de la peau et des yeux.
Production des déchets :
importante. Les résidus provoqués après le décapage puis la neutralisation, doivent être conditionnés dans des sacs étanches et non corrodables. De même, les éponges ou autres matériels de nettoyage ne doivent pas être réutilisés et subir une mise en décharge identique à celles des autres déchets.
Coût :
élevé

 Décapage par grenaillage avec aspiration

 1. Cette technique permet le décapage des peintures plombées par abrasion avec une émission de poussières de plomb et de particules abrasives réduite. Pour cela, la grenailleuse est raccordée à un aspirateur muni de filtres à poussières à très haut rendement. Les grenailles utilisées peuvent être métalliques (oxyde d'aluminium, ...) ou autres (coques de noix, ...).
2. Les appareils peuvent être équipés d'un séparateur qui distingue poussières et grenaille, cette dernière étant recyclée dans le circuit normal, tandis que poussières et résidus sont conduits jusqu'à l'aspirateur.
Ce système est particulièrement intéressant puisqu'il réduit la quantité de déchets.

 1. La tête de la buse doit être maintenue en contact permanent avec la surface à traiter afin d'éviter la dispersion dans l'air des poussières de plomb et de la grenaille. La taille et la forme de la buse doivent être choisies au mieux en fonction de la surface à traiter.
2. Une longue période de travail peut entraîner une fatigue des ouvriers en particulier pour le traitement des plafonds. Ceci peut entraîner une baisse de leur concentration et un mauvais contact de la buse sur la surface à traiter. Le chantier doit donc être organisé au mieux afin que le travail soit le plus aisé possible (échafaudages...) Des pauses fréquentes doivent être observées.
3. Peu de données sont disponibles actuellement sur ces techniques. Il semble néanmoins qu'un développement ne soit pas à exclure à moyen terme.
4. Ces techniques sont utilisées pour le décapage de surfaces contaminées en site nucléaire.

 Applications:
métal, briques, béton. Son utilisation sur des matériaux moins durs tels que le plâtre et le bois, entraîne généralement des dommages. Elle est généralement utilisée pour le traitement des murs extérieurs.
Efficacité :
méthode d'enlèvement définitive. Son efficacité dépend du niveau de sophistication de l'appareil. Ces travaux sont à rapprocher des travaux de décontamination en sites industriels (nucléaire par exemple).
Risques d'émissions de poussières :
ceux-ci dépendent du niveau de sophistication de l'appareil, peu de données sont disponibles actuellement.
Production de déchets :
importante, outre les poussières et les débris récupérés par aspirateur, cette technique nécessite certainement le traitement de la grenaille après utilisation.

 

Que faire avec la peinture à base de plomb ?

Lorsqu'on découvre de la peinture à base de plomb, on peut choisir entre un certain nombre d'options. Si la peinture est en bon état ou recouverte d'une ou plusieurs couches exemptes de plomb, il est peut-être préférable de ne pas y toucher, sinon on pourrait se trouver devant un problème plus grave. Si cela n'est pas possible, on peut recouvrir ou enlever la vieille peinture, ou remplacer le composant en question.
En recouvrant la vieille peinture, on empêche les occupants d'être exposés aux émanations de plomb. Cependant, le danger d'exposition lors de travaux de rénovation ou de démolition ultérieurs subsiste. Par ailleurs, c'est souvent la solution la plus économique et la plus sécuritaire.
La vieille peinture en bon état peut être recouverte de plusieurs couches de peinture sans plomb. Si celles-ci n'adhèrent pas à la vieille peinture, il n'est pas recommandé de poncer car cela produirait de la poussière plombée. Il est préférable d'utiliser un apprêt spécial. On peut aussi recouvrir la peinture à base de plomb avec du papier peint épais ou revêtir les surfaces de plaques de plâtre ou de lambris.
Les murs, plafonds et autres grandes surfaces se prêtent bien au recouvrement. Mais, dans le cas des moulures, des boiseries, des plinthes et des autres composants qui s'enlèvent, par exemple les portes et les fenêtres, il est préférable de les remplacer par de nouveaux éléments et de les recouvrir de peinture sans plomb. Il importe, lors de l'enlèvement des vieux composants, de veiller à réduire le plus possible la quantité de poussière produite.
S'il est impossible de remplacer les éléments (comme dans le cas des bâtiments à valeur patrimoniale), la seule chose à faire est d'enlever la peinture. Ce travail doit être effectué avec le plus grand soin, compte tenu du danger que présente la peinture à base de plomb pour les ouvriers et les occupants.



La sécurité avant tout

 

En présence de peinture à base de plomb, il est déconseillé de procéder par ponçage ou par décapage à la sableuse en raison de la quantité de poussière produite. Le décapage à la chaleur est aussi à éviter, car il peut produire des vapeurs de plomb toxiques.
La plupart des autorités recommandent plutôt l'emploi de décapants chimiques. Ceux-ci comportant eux aussi des dangers, il importe que les travailleurs respectent fidèlement les directives du fabricant, utilisent les produits dans des endroits bien aérés et possèdent l'équipement de protection approprié.
Lorsque cela est possible, il faudrait enlever les composants du bâtiment et les traiter en atelier. Sinon, il faut prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger les ouvriers et les occupants de la poussière contenant du plomb.
Les aires de travail doivent être isolées le plus possible du reste du bâtiment. Les portes, les fenêtres et les conduits de chauffage doivent être couverts de plastique, ainsi que les moquettes, les meubles et les planchers. Les ouvriers doivent porter en tout temps des vêtements protecteurs et un respirateur, et les retirer en quittant l'aire de travail.
Cette dernière doit être nettoyée à fond à la fin de chaque journée de travail et toutes les raclures de peinture et autres déchets placés dans un contenant fermant hermétiquement. Une fois les travaux terminés, il est recommandé de procéder à un grand nettoyage avec un détergent à haute teneur en phosphate et un aspirateur à filtre haute efficacité pour les particules de l'air (HEPA).
Les déchets produits lors de la rénovation de maisons contenant de la peinture à base de plomb sont considérés dans [certains pays -- comme c'est le cas en France] comme des matières dangereuses exigeant un traitement particulier. Pour obtenir des renseignements à ce sujet, on peut s'adresser à l'organisme local chargé de la gestion des déchets.

 

 

Les autres risques liés au plomb :

 

Il existe d'autres sources d'intoxication au plomb dans nos logements :

•·         Présence de plomb liée à la qualité de l'air (souvenons nous de la pollution urbaine due à l'utilisation d'essence plombée par les automobiles).

Bien que l'essence et les peintures aient été interdites, la contamination existe toujours aujourd'hui et principalement dans l'eau. Nous retrouvons ce métal dans les piles électriques, dans certains produits, dans des cosmétiques, des fertilisants les aliments s'ils sont cultivés sur des sols contaminés, dans des teintures à cheveux, insecticides et autres exemples...

 

•·         Présence de plomb dans l'eau due à l'existence de canalisations en plomb

Avec le temps, ce métal lourd s'accumule lentement dans notre organisme et l'élimination par les voies naturelles de détoxication ne peut se faire aussi rapidement qu'il ne rentre.

Cette accumulation peut atteindre des niveaux dangereux et se déclarer en plombémie et saturnisme.

Plomb

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